L’escroquerie du patriotisme français israélo-compatible





L’escroquerie du patriotisme français israélo-compatible
Une contribution ni sioniste, ni antisioniste : du bon sens et de l'analyse objective


Notons tout d’abord qu’on distinguera ici la question sioniste (définie comme le soutien à Israël et à ses intérêts, et matérialisé hors dudit pays par les groupes de pressions comme l’AIPAC), de la question juive (souvent définie comme l’internationalisme politique du monde sans frontière, matérialisé par les discours hypnotiques des innombrables juifs de gauche mondialiste).


Si certains pensent que les seconds constituent des alliés possibles dans la quête d’une souveraineté recouvrée, on ne peut plus rien pour eux.
Attaquons nous donc à la ligne israélo-compatible qui se subdivise en deux familles :
La pure et simple judéolâtrie (les juifs en général nous ressemblent et sont nos alliés face à l’islam).
La ligne « antisémite » (c’est-à-dire consciente du rôle joué par les intellectuels juifs pour l’immigration et le multiculturalisme) mais pro-israélienne. Cette dernière constitue une forme inédite de schizophrénie consistant à vomir le juif le mardi, et à l’encenser le mercredi, une fois qu’il a passé les portiques de l’aéroport Ben Gourion.


Il ne sera pas question d’utiliser hypocritement le mot « sioniste » à la place du mot « juif » : les mots ont un sens et doivent être mis à leur place. On note que ce procédé rhétorique de dissimulation, utilisé comme un parapluie visant à se prévenir du tabou suprême, a perverti le débat et embrumé la tête des plus simples d’esprits. Le lecteur se rappelle peut-être de discussions nocturnes et avinées avec une belle âme en keffieh, soutenant que « le sionisme n’a rien à voir avec le judaïsme… »


Pour ceux qui se figurent le spectre politique « dissident » comme un axe polarisé et binaire, précisons enfin que selon nous l’Islam porte en ses textes les germes de sa violence actuelle et qu’il est un corps étranger en Europe. En outre, si la création de l’Etat d’Israël s’est fait dans un tourbillon d’injustice, nous préférons mille fois un juif vivant tranquillement à Eilat ou à Haïfa à un Raphael Glucksman, intellectuel juif au pilote automatique bloqué sur le corrosif triptyque « multiculturalisme/mondialisme/tolérance ».


Israël, pays nationaliste défendant nos valeurs


Il faudrait, nous dit-on, admirer et supporter Israël en tant que pays nationaliste. Admirer l’ultranationalisme agressif d’Israël par réaction aux excès du gauchisme qui vomit le mot « nation » parait pourtant aussi stupide que de se réfugier dans le laïcisme « Caroline Fourest » face aux revendications musulmanes. Ainsi, Jean-Natio, dégouté par le gauchisme bêlant et les utopies d’un monde bisounours, verrait dans l’Etat d’Israël une Sparte moderne défendant bien haut les valeurs du monde occidental. Ce que Jean-Natio oublie un peu vite, c’est que ces fiers guerriers sont en réalité des grands ados boutonneux, pour qui la case armée est un passage obligé, et qui se sont cassés les dents en 2006 face à un ennemi 10 fois moins nombreux qu’eux. Il oublie aussi qu’Israël est au premier rang du progressisme hideux qu’il dit haïr : tel aviv capitale revendiqué de l’homosexualité, Israël champion de la PMA et la GPA, ONG israéliennes prenant part à la vague migratoire actuelle… D’aucuns répondront avec raison que les juifs religieux ne sont pas vraiment gay-friendly, ce qui illustre le manque de cohérence de cette société. Par exemple, les israéliens laïcs tiennent sur les compatriotes ultra-orthodoxes des propos très rancuniers, allant jusqu’à flirter avec l’antisémitisme le plus débridé : ces hommes vêtus de noir seraient ainsi des parasites, qui vivent en Israël tout en remettant en cause sa légitimité biblique, ne font pas leur service militaire et ne travaillent pas… Entre la gaypride de Tel Aviv et les fiévreuses études talmudiques dans les yeshivas de Jérusalem, entre les pacifistes et les colons, on a donc affaire à un pays schizophrène dont les fractures dépassent de loin la martingale de la diversité d’opinion. La réalité quotidienne de ce « nationalisme » est teintée de névroses (alyiah ratés, sépharades vs askénazes, société déchirée) et de mesquineries (chekpoint ou d’inoffensives fatimah croupissent pendant des heures, familles caillassés par des colons agressifs), pas de grandeur et d’élévation dans ce forfait là.


Quant à la défense du monde occidental, c’est faire croire que les juifs ont pris une part égale aux chrétiens à la construction et au rayonnement de la « civilisation occidentale »… Il s’agit là d’une assertion pour le moins osée. Concentrons-nous ici sur la France : Clovis, Notre Dame de Paris, le Sacré Cœur, les frères lumière, Louis XIV, Victor Hugo, le Notre, Lully, Napoléon, De Gaulle… non vraiment, on a beau faire la mise au point, pas de juif à l’horizon. C’est aussi et surtout faire croire que par leur comportement toujours exemplaire et vibrionnant de bonté et de grandeur, les juifs sont les porteurs des valeurs du monde occidental. Le lecteur piqué par cette dernière phrase, et voulant comprendre les raisons de cette ironie trouvera devant lui une montagne d’écrits, legs d’esprits aussi étroits et limités que Voltaire, Dickens, Soljenitsyne, Shakespeare, Kant ou encore Heidegger… qui avaient leur avis bien précis sur le peuple juif.


Les arguments donnés en défense de cette ineptie civilisationnelle se relèvent bien souvent à côté de la plaque : « ils ont un bon PIB », « c’est la nation start-up », « c’est une démocratie ». Voir un pseudo faf brandir le caractère démocratique d’un pays en argument mélioratif ne manque pas de sel. Enfin, dire qu’Israël est un allié civilisationnel, c’est oublier que ce pays n’a pas d’alliés mais des vassaux ou des rivaux. Allez donc en parler avec un militaire américain pas trop bête et pas prêt d’oublier les infamies de l’USS Liberty et de Jonathan Pollard… La soi-disant alliance US-Israël est une combine à sens unique : tu nous files des milliards et on t’espionne en retour ! Ne parlons pas du fait que tout criminel pris la main dans le sac et qui se trouve être juif peut trouver refuge en Israël sans craindre d’extradition…


Israël, rempart contre l’islamisme


L’arsenal rhétorique offensif (et le terme est hyperbolique, leur argument ressemblant plus à des pistolets à eau qu’a des MG42) de tenants de la ligne droite souverainiste (extremmme-drouuate) israelo-compatible tient dans le fameux « ci li siounistes ». Pour les non-initiés, ce mot clé vise à moquer et discréditer les tenants d’Egalité & Réconciliation, qui occultent les turpitudes musulmanes pour mieux braquer les projecteurs sur les « sionistes ». Dire qu’ER fait preuve de mauvaise foi dans sa mise en avant d’un islam de France patriote (oxymore, l’islam étant par essence un internationalisme), et qu’il applique une culture de l’excuse toute gauchiste à chaque acte terroriste commis par un musulman est un constat légitime partagé par beaucoup. De là à prendre le contre coup en se ruant vers la polarité opposé, tel un initié de la dissidence dépassant l’antisionisme à la force de son indépendance d’esprit, il y a un monde.


Par ailleurs, si laver l’islam de toute velléité guerrière et violente est une escroquerie, le « ci li siouniste » n’est pas toujours usurpé. Plutôt qu’une longue litanie accablante, occupons-nous de l’actualité : Israël soutient (soigne et équipe) les groupes jihadistes qui combattent Assad en Syrie. Soit cet état si rugueux s’est découvert une irrésistible vocation humanitaire, soit il estime qu’il s’agit de ses intérêts stratégiques. Le sujet n’étant pas de faire de la pédagogie sur la géostratégie israélienne, le lecteur peut toujours taper « oded yinon » dans google. Pas de chance pour celui chez qui cette information provoque un bug 404, il s’agit d’une info affirmée par l’ONU et le Wall Street Journal, pas un site conspirationniste de derrière les fagots. Plus grave, le ministre de la défense israélien Moshe Yalon a affirmé dans le plus grand des calme qu’il préférait largement daech à l’Iran. Rappel au cas où : daech a ensanglanté Paris et Nice, frappant au hasard des gens qui auraient pu être ta nièce, ton frère ou ta mère. La dernière fois que l’Iran faisait de même c’était dans les années 80, et pour des raisons bassement économiques (Eurodiff). Et le Hamas me direz-vous ? En voilà des barbus ! Tout d’abord le Hamas n’est pas une organisation qui trouve grâce à nos yeux : on ne peut pas approuver le terrorisme aveugle (s’en prendre à des civils au hasard), d’où qu’il vienne. En outre, s’il s’agit bel et bien d’islamistes, le moteur de leur lutte réside plus dans des raisons politiques et territoriales que dans leur fanatisme religieux.


Les israéliens ont armé les druzes contre les chrétiens pendant la guerre civile libanaise, ils ont discrètement encouragé la montée du Hamas pour mieux fragmenter le paysage politique palestinien, copinent avec les saoudiens…
Bref, quand Israël ne l’instrumentalise pas, il se complaît et laisse passer l’islamisme radical dont daech constitue l’émanation la plus hideuse.


Les Palestiniens sont des racailles de banlieue


On tombe ici dans le bas de plafond mais il faut bien, après tout, mettre les mains dans le cambouis. Certains fantasment en effet une équivalence entre Rachid, l’algérien haineux, bête et méchant qui vend du shit dans sa cage d’escalier et a déjà trois agression gratuite au compteur, avec Farouk, jeune palestinien dont la maison familiale pluriséculaire a été détruite pour y loger une famille juive de Russie… Ainsi, lancer des pierres face à des Merkava pour réclamer le droit de ne pas crever à petit feu dans une prison à ciel ouvert serait du même acabit que brûler une poubelle à Grigny pour caillasser les pompiers…


La mode pernicieuse du patriotisme français pro-israélien est donc un piège béant tendu aux plus naïfs des goyims, qui voient dans le soldat en uniforme olive le guerrier qu’ils aimeraient être, dans le palestinien la racaille qu’ils détestent, et dans Gilles William Goldanel le sauveur de l’Europe chrétienne… Israël ne lutte pas contre l’islamisation de l’Europe, et ne peut concrètement rien apporter aux souverainismes ouest-européens. Les intellectuels qui prêchent le multiculturalisme (comprenez un grand melting-pot difforme ou toute identité est dissolue) se découvrent soudainement une fibre nationale dès qu’il s’agit de leur état chéri. La ficelle est grosse… un peu trop grosse sans doute.
Déplorer l’immigration de masse et la perte d’identité tout en cherchant désespérément un tampon casher revient à se plaindre de la grippe tout en léchant les barres du métro.


Le sourcil
Suavelos.eu



Déjuificator3

Auteur : Déjuificator3

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