Wagner et la réaction contre les forces noires


Sixtine_Chapel.png


Wagner et la réaction contre les forces noires


Il faudrait être ignare ou totalement aveugle aujourd'hui pour ne pas constater, jour après jour, le total effondrement de tout ce qui fit jadis le rayonnement de la culture européenne, et la déliquescence accélérée des anciennes valeurs morales consécutive à la montée du matérialisme. Que reste-t-il, en effet, par exemple, de cette ancienne foi chrétienne à l'origine des croisades et de l'irrésistible expansion religieuse des bâtisseurs de cathédrales etc. ? Un clergé à bout de souffle, une chrétienté amorphe, éreintée, apathique et sans âme en face d'un islam absurde, certes, obscurantiste, indiscutablement – mais conquérant de toute la force brutale de son origine démonique ahrimanienne ainsi que nous l'avons vu. Une décadence qui remonte loin, aussi loin que la perte de conscience de la proximité du monde spirituel à partir surtout du 15ème siècle. C'est ce que Richard Wagner avait perçu et qu'il avait génialement tenté de pallier.


Wolfram_von_Eschenbach.jpg" Les anciennes influences s'étaient taries, quelque chose d'entièrement nouveau devait venir, une nouvelle spirale de civilisation s'élevait. Ce n'était qu'une tentative de refonder le christianisme véritable mais il fallait en retrouver le cœur sous la vieille écorce. On ressentait au tournant du Moyen-Âge que quelque chose sombrait ; ce qui avait été ressenti autrefois comme un bienfait s'achevait, et en même temps on ressentait dans cette nostalgie d'un monde nouveau que quelque chose se levait. Tout cela vivait chez Wolfram von Eschenbach (1). Regardez à présent l'époque nouvelle. Représentez-vous ce sentiment ravivé à l'époque où le naufrage était consommé et vous trouverez ce qui vivait en Richard Wagner. Il avait à présent sous les yeux les suites de ce déclin de la race si nettement ressenti autrefois. Richard Wagner, dès le début de sa vie consciente, a éprouvé avec une intensité particulière ce mouvement de déclin. Pour lui, de nombreux symptômes en témoignaient, et attestaient aussi qu'un nouveau mouvement était nécessaire. Le chaos qui nous entoure aujourd'hui à plus d'un égard, la vie actuelle des couches de population les plus démunies, qui ressemble plus à un croupissement qu'à une existence digne de ce nom, la misère des masses populaires européennes privées de toute éducation, dont la vie spirituelle reste dans l'obscurité, tout cela personne ne l'a ressenti plus vivement que Richard Wagner, c'est pourquoi il est devenu, en 1848, révolutionnaire. Il ne faut pas nous représenter Richard Wagner comme un révolutionnaire ordinaire : nous devons comprendre qu'une pensée oppressait son âme : nous sommes responsables d'agir – ou bien dans le sens du déclin, de la descente vers l'abîme que nous pouvons accélérer – ou dans celui de la remontée. La révolution de 1848 n'a été pour lui qu'une manifestation extérieure.

Mabel_Collins.jpgSi nous saisissons les choses sous ce jour, nous comprendrons comment Richard Wagner est parvenu à ses idées sur les races telles qu'il les exprime dans son livre Religion & Art. Il dit en substance : En Asie nous trouvons dans le peuple indien un peu de la force originelle de la race aryenne. Ce peuple est animé par la force supérieure de la vie spirituelle, mais seulement dans son élite : les brahmanes. Les castes inférieures sont exclues de cet enseignement, mais celle des Brahmanes a atteint un stade spirituel élevé qui est une expression de la culture originelle. Si nous tournons alors nos regards vers le Nord, se dit Richard Wagner, nous avons là une race naïve qui a traversé elle-même quatre phases d'évolution, un peuple qui aime la chasse ; comme tel il faut imaginer de lui qu'il éprouvait de la joie à tuer ses ennemis. La joie de tuer le vivant est pour Wagner un symptôme de décadence.

C'est une vérité occulte profonde : la vie et la mort sont liées de façon étonnante à la marche de l'être humain vers une sphère plus haute, plus pure, spirituelle. Toutes les tortures, les destructions de la vie que l'homme perpétue provoquent le retrait de forces spirituelles. C'est pourquoi celui qui s'est engagé sur le "sentier noir" doit précisément anéantir la vie. Le roman Flita de Mabel Collins (2) illustre ce fait. C'est l'histoire d'une magicienne noire qui détruit des vies parce qu'elle en a besoin pour nourrir ses abominables forces (3). Il y a un rapport profond entre la vie, la mort et l'évolution de l'homme. C'est une leçon que les peuples ont dû apprendre jusque dans leur chair. C'était quelque chose de différent quand, à un certain moment de l'évolution, on tuait de façon naïve ; à cette époque-là les chasseurs, lorsqu'ils tuaient, faisaient l'expérience de la force qui les habitait : c'était le cas des anciens peuples chasseurs germaniques.


Communautes-vegetariennes_allemandes-1910.jpg)
Communautés végétariennes allemandes (1910)


Mais avec la venue du christianisme les choses changèrent. L'enseignement chrétien interdit de tuer, le meurtre est un péché. Nous devons chercher ici l'origine de la réflexion qui conduisit Wagner à un végétarisme strict. Pour lui l'absorption de viande est un signe de décadence d'une race, et il désigne l'unique possibilité de remontée par le passage à une alimentation humaine où il n'est plus besoin de tuer.

Ce sentiment de la nécessité d'une nouvelle impulsion inspira les exposés de Wagner relatifs à l'influence du judaïsme sur la civilisation actuelle. Wagner n'était pas antisémite dans le sens aberrant, haineux, qui a cours à l'époque actuelle, mais il sentait que le rôle du judaïsme était achevé, que les influences sémitiques sur notre culture devaient s'effacer et que quelque chose de nouveau devait venir les remplacer ; d'où l'exhortation qu'il lança pour impulser un renouveau. Cela est lié à sa façon de concevoir notre race actuelle. Il se disait : nous devons faire une différence entre l'évolution d'une race et l'évolution de l'âme. Et en effet, il faut faire cette différence si l'on veut comprendre l'évolution.

Nous avons tous été incarnés autrefois dans la race atlantéenne ; mais tandis que les âmes ont poursuivi leur développement et se sont élevées, la race, elle, est entrée en décadence. À toute ascension se rattache un déclin. Pour tout être qui s'ennoblit il y a un être qui sombre. Il y a une différence entre l'âme dans le corps d'une race et le corps de la race lui-même. Plus l'être humain est semblable à la race, plus il aime ce qui est temporel, éphémère, ce qui est lié aux caractères de la race, et plus il est imbriqué dans le déclin de sa race. Plus il se libère des particularités de la race, plus il s'élève au-dessus d'elles, plus l'âme a la possibilité de se réincarner à un niveau supérieur. Un esprit comme Wagner qui distingue entre évolution de l'âme et évolution de la race ne peut absolument pas être "antisémite". Il sait que ce ne sont pas les âmes qui sont au terme de leur développement, mais les races qui ont rempli leur mission au cours de la grande évolution universelle. C'est ce que Wagner répète constamment dans ses écrits quand il parle de "sémitisme" (4). Wagner ressent le déclin des races et la nécessité de l'ascension des âmes. Des âmes médiévales comme Wolfram von Eschenbach ou Hartmann von Aue ressentaient également cette nécessité. » (R. Steiner, le 19 mai 1905 à Berlin, GA 92).


C'était le début des communications fondamentales de Rudolf Steiner en face de ce qui montait d'un nationalisme mal compris, trop souvent déformé sous l'inspiration de ces loges noires qu'il s'efforça toujours de démasquer en mettant en évidence ce qui seul aurait permis de restaurer cette véritable communauté des peuples qui nous fait encore tant défaut : la connaissance des lois de la réincarnation. Cela seul aurait, en effet, permis d'harmoniser les différentes identités ethniques – et non cette lamentable SDN, Société des Nations fallacieuse née du Traité de Versailles, et qui, parce que simple outil léonin des puissances anglo-saxonnes d'alors, ne fut même pas capable de prévenir la seconde guerre mondiale vingt ans à peine après la fin de la première – et pour ne rien dire encore de sa copie au carbone qu'est l'actuel ONU qui lui a succédé et dont la corruption s'étale aujourd'hui sous nos yeux tant en Europe de l'Est qu'au Proche-Orient : l'OTAN, ce piège tentaculaire aux frontières de la Russie, aux portes mêmes de Saint-Pétersbourg, dans une hystérie de haine et de mensonge sans égale depuis la fin la guerre froide, et qui achève aujourd'hui de discréditer définitivement le monde médiatique occidental et ses bailleurs de fonds. Toutes ces passions artificiellement surchauffées qui ensanglantent le monde depuis deux siècles n'auraient eu aucun sens, en effet, si cette prise de conscience des vies successives avait pu naître et s'implanter suffisamment dans l'évidence pour rendre absurde et ridicule toute tentative de pousser les peuples à s'entr'égorger pour quelques financiers aux dents longues. Wagner l'avait compris.

Seul le matérialisme et la fausse religiosité ont empêché, et empêchent encore, la rupture de ce carcan mental emprisonnant, plus que jamais, les peuples. Le cas de la Syrie déchirée depuis 2011 en est la triste illustration : nation multiconfessionnelle exemplaire, depuis cinq ans la proie de la folie meurtrière islamique pour satisfaire aux ambitions judéo-américaines exacerbées d'Israël et de la coalition otanienne. Et il en va partout de même et sur les mêmes scénarios retors et fallacieux de ce qui les inspire. Satan seul mène la danse – et les peuples suivent.

WH.


1. Minnesänger allemand (vers 1170-1220) en lequel Rudolf Steiner reconnaissait « un initié accompli ». Il fut, entre autres, l'auteur du Parzival, et l'un des plus grands poètes épiques de son temps, sinon le plus grand.
2. Mystique anglaise née dans l'île de Guernesey, théosophe amie de Steiner, elle entre en conflit avec H.P. Blavatsky avant de rallier la Société anthroposophique. Antivivisectionniste, auteur de La Lumière sur le sentier (Light on the Path), L'Idylle du Lotus blanc, et surtout Flita, la fleur et le fruit : véritable histoire d'une magicienne noire. (Flita, The Blossom and the Fruit, A True Story of a Black Magician).
3. Destruction, soit dit en passant, dont se nourrissent aujourd'hui le plus légalement du monde nos sociétés dites progressistes par le biais de ce meurtre aujourd'hui licite qu'est l'avortement de confort « médicalisé ». Pour n'évoquer que cela.
4. On rappellera que la "race" sémite englobe la totalité des peuples arabes et pas seulement l'entité juive à laquelle on tente aujourd'hui de la restreindre ; la communauté juive actuelle n'étant qu'une infime composante des diverses familles sémitiques. Les Juifs sont donc fort loin d’être les seuls Sémites, terme inventé en 1781 par l’orientaliste allemand August Ludwig Schlözer, à partir du nom d’un des fils de Noé, Sem, pour désigner des langues linguistiquement proches comme l’hébreu, l’arabe et l’araméen, dont le copte et le syriaque, pour ne s'en tenir qu'à ces dernières.


Sagesse païenne, Foi chrétienne
Libre espace d'orientation anthroposophique en vue de l'élargissement d'une conception du monde où l'Occulte ait sa place et l'homme sa dimension



Professeur Z

Auteur : Professeur Z

Restez au courant de l'actualité et abonnez-vous au Flux RSS de cette catégorie

598 lectures


À voir également

Heraklès.jpg

Heraklès - 5 raisons de devenir balèze

5 raisons de devenir balèze 1 - Reprendre confiance en soi La muscu a permis à beaucoup de jeunes...

Lire la suite

Clélie de Lesquen.jpg

Clélie de Lesquen et la réémigration

Clélie de Lesquen et la réémigration Les 848 cheminots d'origine marocaine ont été discriminés dans...

Lire la suite

Alain Soral : les révélations de Christelle, accusatrice de Tariq Ramadan

Complot juif, “taqîya”, Alain Soral : les révélations de Christelle, accusatrice de Tariq Ramadan...

Lire la suite

christians israel.jpg

Trump : la puissance des sionistes chrétiens, évangéliques ou autre, aux États-Unis

La récente manifestation du « syndrome de Jérusalem » de Trump met en évidence, avant tout, la...

Lire la suite

Ils veulent tuer les Blancs

Ils veulent tuer les Blancs Article de Roosh V, auteur de multiples guides de séduction et de...

Lire la suite

Avons-nous besoin des juifs ?

Avons-nous besoin des juifs ? J’ai toujours apprécié l’histoire médiévale. Jacques Attali aussi,...

Lire la suite

Commissaire UE : « Aucun coin de l’Union européenne n’échappera à l’immigration de masse »

Commissaire UE : « Aucun coin de l’Union européenne n’échappera à l’immigration de masse »...

Lire la suite

Racial Feeling - Christianisme et racialisme, même combat ?

Racial Feeling Christianisme et racialisme, même combat ? Un christianisme identitaire ? Fidèles au...

Lire la suite