Les Cahiers d'Arynité

Les Cahiers d'Aryanité

Présenté par le Grand Monarque

Georges de la Fouchardière – Histoire d’un petit juif

Georges de la Fouchardière

Histoire d’un petit juif

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Georges Alphonse de La Fouchardière, né le à Châtellerault et mort le à Saint-Brieuc, fut un journaliste au Canard enchaîné, (créateur de la « Chronique du Bouif »), à L’Œuvre, ainsi qu’auteur de plusieurs ouvrages littéraires, notamment Bicard dit le Bouif, Histoire d’un petit juif et La Chienne .

Georges de La Fouchardière (1874-1946) a écrit son petit roman Histoire d’un petit juif sur le modèle du Candide de Voltaire, il y conte les pérégrinations d’un petit juif nommé Benjamin Lévy à travers l’Europe en proie à une folie destructrice.

Benjamin Lévy retrouve, rue des Rosiers, des amis juifs auxquels il raconte sa rencontre avec l’écrivain antisémite : « C’est excellent pour nous. », dit l’un d’eux, « L’antisémitisme verbal, sous la forme truculente que lui donne M. Ferdinand Céline, est aussi inoffensif que les histoires juives dont nous-mêmes nous nous amusons ; il donne une tournure comique à ce qui pourrait être une passion dangereuse… »

 

Chapitre Premier – Comment Benjamin Lévy fut expulsé de la terre promise
Chapitre II – Comment Benjamin Lévy ayant retrouvé le docteur Mohamed ben Mohamed sur le « Duke of Windsor » aborda après naufrage sur l’île de Barabagh
Chapitre III – Comment Benjamin Lévy, après avoir jugé la cruauté des Bobares et leurs persécutions contre le peuple élu, put s’embarquer pour son gouvernement de Tourduskopol
Chapitre IV  – Comment Benjamin Lévy, venu en Russie pour trouver Tourduskopol, découvrit une mine de sel
Chapitre V – Comment Benjamin Lévy, au fond d’une mine de sel, retrouva son cousin Abramovitch Moïsowski, et dans quel état !
Chapitre VI – Aperçu bref mais peut‑être ennuyeux sur l’histoire sociale de la Pologne. Suivi d’un récit de la réception enthousiaste qui fut faite à Benjamin Lévy par les habitants de la ville d’Evadongrovo
Chapitre VII – Ou Benjamin Lévy apprend à connaître les moeurs et coutumes de la race aryenne

Chapitre VIII – Comment Benjamin, pour son malheur, retrouva la belle Rébecca et entendit le récit de ses aventures
Chapitre IX – Comment Benjamin Lévy, dans un camp de concentration allemand, rencontra un chirurgien esthétique qui avait voulu effacer les signes extérieurs de l’inégalité des races
Chapitre X – Comment Benjamin Lévy, après une conversation instructive sur le chemin de fer, arriva à Paris
Chapitre XI – Ou Benjamin Lévy, pour son plus grand étonnement fait la connaissance de M. Ferdinand Céline et de M. Léon Daudet
Chapitre XII – Comment le père Wolf indiqua à Benjamin et à Isaac le moyen de faire rapidement fortune
Chapitre XIII – Ou Benjamin Lévy entre en relations avec les seigneurs Midas de Grünschild
Chapitre XIV – À l’occasion de quoi le lecteur est prié de se reporter à un certain chapitre de « l’Optimisme » par M. de Voltaire : ou l’on voit candide et son fidèle serviteur Cacambo à une table d’hôte occupée par des rois déplacés
Chapitre XV – Ou l’on constate que tous les chemins mènent à Rome
Chapitre XVI – Ou deux Grünschild se rencontrent devant la maison de Shylock
Chapitre XVII – Quo Vadis ?
Chapitre XVIII – Ou Mohamed ben Mohamed fait lui aussi une fin fort édifiante

 

J’’ai faim, fit Mohamed ben Mohamed, d’une voix pleine d’exigences, qui rappela Benjamin Lévy à un souci d’’ordre plus immédiat.
— Tiens, moi aussi ! se dit Benjamin.
Il avisa une femme qui, assise au long de la mer, grignotait un navet avec un appétit communicatif.
— Où pouvons-nous trouver à manger ? demanda-t-il.
La femme parut surprise.
— Vous pouvez manger, bien entendu, au Réfectoire Fraternel si vous avez travaillé pendant 10 heures aujourd’’hui dans les champs communaux ou dans les ateliers nationaux. Car dans notre pays, personne ne mange sans travailler bien que quelques personnes travaillent sans manger. Mais si vous êtes étrangers, vous trouverez sur le port un restaurant où on vous servira de la nourriture contre de l’argent.
— Et comment s’appelle ce restaurant ?
— L’’Hostellerie de la Faucille et du Marteau, répondit la femme grandement surprise d’une telle question.
Cependant, Mohamed ben Mohamed, qui avait considéré avec intérêt cette dame russe, un peu maigre pour les goûts d’’un disciple de Mahomet, mais à qui il trouvait des charmes incontestables du fait d’’une trop longue abstinence, sentit soudain naître en lui un appétit plus impérieux encore que la faim.
Il s’’assit à côté de la femme, et se mit à flirter à l’’Arabe ; c’’est un genre de marivaudage où une mimique expressive supplée aux douceurs du langage articulé.
La femme russe eut une réaction exactement semblable à celle que manifestent, en pareil cas, les coquettes de l’’Occident.
— Laisse-moi tranquille, camarade, ou j’’appelle mon époux à grande barbe qui danse là-bas en faisant tournoyer sa trique.
— Qu’est-ce qu’elle dit ? demanda Mohamed, légèrement décontenancé par le ton de la phrase.

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Le Grand Monarque
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Exegi monumentum aere perennius
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